La généalogie, pourtant, ça coule de sources

La généalogie, ça coule de source

Fiabilité et absence de sources dans les arbres généalogiques publiés sur internet.

 

La fiabilité des informations sur les sites de partage d’arbres généalogiques (Geneanet, Filae, MyHeritage, Ancestry…) est souvent un sujet d’énervement sur les groupes et forums dédiés à la généalogie. La propagation d’erreurs est pointée du doigt, les copieurs sont dénoncés et des catégories “Bon/Mauvais généalogistes” sont même établies…

 

Un fait revient très souvent dans ces discussions : L’absence de sources.

 

A priori, à force de naviguer sur les différents sites de partage d’arbres généalogiques, je pense que l’indication des sources est peu pratiquée…
Mais dans quelle proportion ? Pourquoi les généalogistes ne publient pas leurs sources ? Que font les services d’archives, les éditeurs de logiciels et les sites d’échange d’arbres généalogiques pour augmenter la fiabilité des arbres généalogiques sur internet ?

 

Avertissement : Je tiens à dire que je ne me considère pas comme un modèle en ce que concerne les sources sur mon propre arbre. Comme beaucoup de novices, j’ai traversé une période où le nombre d’ancêtres et de générations était bien plus important à mes yeux. J’ai encore des centaines d’événements non sourcés dans mon arbre. Mal m’en a pris : 15 ans après, je paye encore ces erreurs de jeunesse quand je dois reprendre des branches entières par manque d’informations sourcées.

 

 

Les sources en généalogie : État des lieux

 

Afin de nous faire une idée plus précise de la réalité, faisons ensemble une petite expérience. Pour 4 de mes ancêtres, je vais vérifier sur Geneanet dans quels arbres ils sont présents, compter le nombre d’évènements principaux (Naissance / Baptême, Mariage, Décès / Sépulture) indiqués puis compter le nombre de citations de source.

 

 

Ancêtre 1 :

Henry MAUPOUET,
baptisé en mai 1689 à Luzillé (37),
marié avec Gabrielle DEROCHE le 30 juin 1721 à Genillé (37),
remarié avec Marie AUGER le 7 juin 1728 à Le Liège (37)
et mis en terre le 22 juin 1728 à Le Liège.

Résultat :

9 utilisateurs possèdent cet ancêtre dans leur arbre,
ils ont saisi 28 événements
pour lesquels 5 sources sont indiquées.

Ancêtre 2 :

François BODIN,
né et baptisé le 10 janvier 1763 à Billy (41),
marié avec Magdeleine ROUSSEAU le 17 juillet 1793 à Billy
et décédé le 16 novembre 1826 à Billy.

Résultat :

13 utilisateurs possèdent cet ancêtre dans leur arbre,
ils ont saisi 21 événements
 pour lesquels aucune source n’est indiquée.

Ancêtre 3 :

Jean Baptiste DAZY,
baptisé le 11 avril 1772 (né le 10) à Brévilly (08),
marié avec Marie Catherine ADNESSE le 14 novembre 1801 (23 brumaire AnX) à Brévilly
et décédé le 20 mars 1884 à Brévilly.

Résultat :

8 utilisateurs possèdent cet ancêtre dans leur arbre,
ils ont saisi 17 événements
 pour lesquels 3 sources sont indiquées.

Ancêtre 4 :

Rose Julie JUGY,
née le 12 avril 1798 (23 germinal AnVI) à Bras d’Asse (04),
mariée avec Marc Antoine BONNET le 24 août 1826 à Bras d’Asse
et décédée le 25 décembre 1860 à Mézel (04).

Résultat :

4 utilisateurs possèdent cet ancêtre dans leur arbre,
ils ont saisi événements
pour lesquels 5 sources sont indiquées.

 

 

Si je résume les résultats de cet exercice : 34 utilisateurs ont saisi 73 évènements (Naissance / Baptême, Mariage, Décès / Sépulture) dont seulement 13 ont une source indiquée.

Soit un taux d’indication de sources de 17 %.

 

Remarques:

1) Bien entendu, ce type d’exercice mérite un plus grand nombre de tests sur beaucoup plus d’arbres. Il s’agit juste ici d’obtenir rapidement un ordre de grandeur.

2) Cet exercice n’est pas une attaque en règle contre la qualité des arbres Geneanet. J’utilise suffisamment les autres sites de publication d’arbres généalogiques (MyHeritage, Ancestry, FamilySearch, Filae, Geni…) pour savoir que ce phénomène est général.

3) Je tiens aussi à dire que je connais la plupart de ces 34 utilisateurs pour avoir déjà échangé avec eux à propos de nos ancêtres communs. Ce sont des généalogistes des plus respectables.

 

Hidden Content

 

Les sources en généalogie : Pourquoi les noter ?

Deux principaux bénéfices viennent en tête des raisons de noter nos sources :

 

Pour nous :

 

Noter nos sources correspond à être certain de l’origine de nos informations. Dans quelques semaines, mois ou années, nous allons immanquablement nous poser des questions sur telle ou telle information liée à un ancêtre. C’est utile quand, par exemple, nous cherchons à débloquer une branche en étudiant toute une fratrie sur 2 ou 3 générations ou quand un autre généalogiste n’a pas les mêmes noms, lieux ou dates que nous.

 

Exemple : Le 16 juin 1845, Pierre Fournier est âgé de 50 ans et exerce la profession de Menuisier à Beaulieu-lès-Loches (37). La source de cette information est l’acte de mariage de son neveu Jules Commencais avec Silvine Loiseau à Loches (37) pour lequel il était témoin. Imaginez le temps que je vais perdre dans un ou deux ans à rechercher la source de cette information si je ne l’ai pas notée… Car c’est à partir de cette information que je vais rechercher son acte de décès dans cette commune.

 

Noter notre source pour chaque information est une pratique qui augmente la fiabilité de notre généalogie et qui nous fait gagner du temps dans nos recherches.

 

Pour nos lecteurs / visiteurs :

 

Qu’il s’agisse d’une notice familiale, d’un livre ou d’un arbre généalogique sur internet, publier les résultats de nos recherches impose quelques bonnes pratiques. Nous avons une responsabilité quant à la fiabilité de ce que nous diffusons… De plus, nous faisons tous des erreurs de frappe ou d’interprétation et devons certainement aider nos lecteurs à détecter/comprendre ces erreurs. Quoi de plus factuelle que l’indication de notre source ?

 

Indiquer nos sources va montrer le sérieux de notre travail et installer une base de discussion factuelle en cas de désaccord sur une information.


Lire aussi : 7 raisons de publier votre arbre généalogique sur internet


Pourquoi les généalogistes n’indiquent-ils pas les sources ?

 

C’est donc une certitude, la majorité des généalogistes qui publient leur arbre sur internet n’indiquent pas les sources. Mais pourquoi…  ?
Essayons de balayer les causes possibles :

 

Parce que cela ne sert à rien ?

 

Formation : Actuellement, il est fort probable qu’un(e) généalogiste commence dans son coin, sans formation, en naviguant et récoltant des ancêtres, des dates et lieux sur des arbres déjà publiés sur internet. Cette pratique va sans aucuns doutes entraîner la propagation d’arbres non sourcés et donc des erreurs.
Si une partie de ces débutants va se former et vérifier ses trouvailles dans les archives, de nombreux autres ne vont jamais aller plus loin par eux mêmes et ne jamais comprendre l’utilité des sources.

 

Les sites d’hébergement d’arbres généalogiques ont une grande responsabilité dans ce domaine. Il faut garder l’aspect ludique pour ne pas décourager les généalogistes novices. Mais, dans le même temps, il faut les guider pour augmenter la qualité des arbres publiés.
Même si tout est améliorable, les deux acteurs français principaux (Geneanet avec son système de permaliens depuis les sites d’archives et Filae qui propose les images des archives d’état-civil) ne restent pas immobiles sur le sujet.

 

Bien entendu, les éditeurs de logiciels, les associations, les sites d’archives, les blogueurs, les formateurs et les généalogistes ont tous une part à jouer dans ce domaine.

 

Outils : Je ne sais pas vous, mais je n’aime pas travailler pour rien. Si nous faisons l’effort de noter nos sources c’est autant pour nous que pour les autres généalogistes et visiteurs.
Si le site d’hébergement d’arbres généalogiques que nous utilisons ne sait pas gérer les sources ou ne les met pas en valeur sur la fiche de nos ancêtres… à quoi bon ?

 

Là aussi, les sites d’hébergement doivent offrir des solutions qui ménagent le coté hobby et les novices tout en satisfaisant les généalogistes confirmés

 

Exemple de sources sur une fiche individu de Geneanet :

La genealogie ca coule de source Geneanet

 

 

Parce que c’est trop compliqué ?

 

Les archives : Nous avons une énorme chance en France, beaucoup d’archives utiles à la généalogie sont disponibles gratuitement sur internet. Pourtant, l’accès aux archives en ligne n’est pas si évident : Les différents sites à connaître, les différentes visionneuses, les différents fonds publiés sont autant de freins à une prise en main rapide. Combien de possesseurs d’arbres généalogiques en ligne ont déjà utilisé un site d’archive départementale, par exemple ? (Et hop, une idée pour un prochain billet !)

 

Lagenealogie ca coule de sources Archives

 

Autre point interrogation : quand on a trouvé l’acte qui nous intéresse… comment écrire la source, comment récupérer la cote ou un lien vers l’image ?

 

Ici, ce sont bien entendu les sites d’archives qui sont en première ligne concernant les améliorations. La mise en place de permaliens sur tous les sites, comme je le souhaite dans le billet sur la disparition de Flash player, me semble une façon simple de diffuser des liens vers les images d’archives, donc d’éduquer le public tout en apportant du trafic aux sites d’archives.

 

Une autre solution consiste à passer par Filae qui regroupe en une seule interface l’état civil Français. Mais, évidemment, ce n’est plus gratuit.

 

Les logiciels : Du coté des logiciels (ex: Geneatique, Heredis, etc…) ou des sites qui permettent la saisie en ligne (Ex: Filae, Geneanet, MyHeritage, etc…) la saisie des sources est une fonction que nous devons obligatoirement retrouver… Si il n’est pas possible de saisir simplement une source, changez de logiciel.

 

Il y a de grandes disparités sur la saisie des sources entre les logiciels. Certains proposent un simple champ texte, d’autres un formulaire complet pour décrire précisément votre source.

 

Exemple de saisie de sources sur Heredis

La genealogie ca coule de source Heredis Source

 

 

Une autre possibilité pour aider les utilisateurs sur ce sujet est de proposer des outils qui nous alertent quand il nous manque des sources.

 

Exemple de la création d’un rapport « manque sources » avec Geneatique :

La genealogie ca coule de source Geneatique

 

Enfin, certains logiciels, lors de la création d’un fichier GEDCOM, permettent d’exclure les sources. Donc imparablement, les arbres en ligne créés à partir de ces fichiers GEDCOM ne comportent pas de sources. Parle-t-on alors de méconnaissance des options du logiciel, d’erreur d’utilisation ? Ou est-ce un acte volontaire pour ne pas partager la totalité de son travail ?

 

Exemple de la fenêtre d’export Gedcom de Heredis :

La genealogie ca coule de source Heredis

 

Je comptes sur vous pour compléter cette réflexion dans la partie commentaires.

 

Est-il souhaitable de voir plus de sources indiquées sur les arbres généalogiques publiés sur internet ?

 

Personnellement, je n’ai aucune hésitation. Dans tous les domaines, augmenter la qualité / fiabilité des informations diffusées sur le net est bénéfique pour tous.
Du coté de la généalogie, il me semble que tous les acteurs ont leur rôle à jouer dans ce domaine.  Mais nous généalogistes, pouvons aussi améliorer la situation en publiant nos sources sur notre arbre généalogique. Montrons l’exemple !

Je ne pensais pas, avant de commencer ce billet, que le taux d’indication des sources était si bas. Cela me laisse perplexe, je l’avoue.
Et vous, qu’en pensez-vous?

 

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32 Thoughts to “La généalogie, pourtant, ça coule de sources”

  1. Voyageur - Michel

    Bonjour à tous,

    Effectivement ce sujet me semble essentiel dans la pratique de la généalogie.
    Lorsque j’ai débuté il y a 6 ans et en partant de 0 (je n’avais presque rien sur la génération Grand-Parents) l’objectif a été effectivement de remonter vite vers le “haut”, j’ai donc usé et abusé de Généanet.
    Et puis l’obligation de compléter les manques ainsi que le fait que des infos semblaient se croiser entre arbres mais n’étaient pas identiques ou complètes m’ont conduit à reechercher les origines aux AD ……!

    Depuis je source bien sur systématiquement mes données et reprend une à une celles ou la source indiquée est : Généanet Untel ! en informant également certains contributeurs, des erreurs ou compléments découverts.

    Par contre j’ai étabil pour ce qui me concerne une forme de “source” qui me semble suffisante et qui se base sur le ” sérieux” que mon lecteur voudra bien me reconnaître …..
    En commentaire de chaque évènement avec sa date, sa nature, son lieu, j’ai la mention du n° d’acte (depuis 1792) ou n° de page et intitulé du document (avant)
    Dans 80% des cas (sauf individu éloigné qui ne sert que de contrôle pour assurer la fiabilité des données) j’ai bien sûr une image de l’acte.
    Il y a encore trop peu de permaliens et ………..si on me fait confiance !, il n’est nul besoin de retourner à la source puisque le n° d’acte fait foi.

    1. LaurentMonpouet

      Bonjour Michel,
      Merci pour ce commentaire qui décrit bien le passage de Généalogiste débutant et pressé vers le Généalogiste confirmé, plus attentif à la qualité qu’à la quantité.

      En ce qui concerne les permaliens, je suis fan car il me semble que cela apporte de l’interactivité sur mes fiches d’ancêtres, qui sont sinon d’une tristesse rébarbative.
      Cela peut aussi conduire des débutants à découvrir, par un simple clic, ce qu’est une image d’archive.
      Cordialement,
      Laurent

  2. Ettouati

    Merci pour cet article qui mets bien en perspective le problème des sources en généalogie.

    Pour ma part et du fait de ma profession scientifique j’ai eu cette démarche dès le début de mes recherches généalogiques il y a trois ans et bien m’en a pris !

    Laurent

    1. LaurentMonpouet

      Bonjour Laurent,
      Souvent, j’entends dire que la généalogie est une science… La pratique des sources est un argument certain dans le sens de cette affirmation.
      Cordialement,
      Laurent

  3. Vincent PIOT

    J’ai commencé la Généalogie quand j’avais 15 ans, en 1992, à cette époque j’allais aux archives départementales et je cherchais mes ancêtres dans les registres, dès que je les trouvais je notais les infos sur l’acte, et je continuais mes recherches sans noter la source, puisque pour moi elle allait de soi… Ensuite grâce à l’entraide des personnes ont fait des recherches pour moi et m’ont envoyé par courrier des photocopies des actes qui me manquaient. J’ai bien les actes, mais pas leur source au sens d’aujourd’hui avec n°de vue, puisque ce n’était pas numérisé…. Mais l’idée de devoir reprendre toutes mes recherches pour sourcer tout ce que j’ai trouvé en 26 ans, cela me semble une tâche trop longue. Par contre, ce que je rajoute maintenant, je source mes documents.

    1. LaurentMonpouet

      Bonjour Vincent.
      Je suis dans le même cas, je corrige au fil de l’eau… (quand je retravaille sur une famille). Pas le courage de tout reprendre.
      Laurent

  4. SCHIESSER Fabrice

    Bonjour à tous
    Il est vrai qu’au début je ne publiais pas les sources trouvées sur internet…par ignorance…..ce que je fais systématiquement maintenant….à charge pour moi de les vérifier ensuite
    l’acte trouvé j’indique la source et je fais un copier / coller du lien (sur Hérédis ) ce qui me permet d’y retourner en un clic !!
    Fabrice

    1. LaurentMonpouet

      Bonjour Fabrice.
      Oui copier/coller le permalien est vraiment très pratique 😉
      Laurent

  5. LaurentMonpouet

    Encore au sujet des sources, une initiative de Guillaume, sur BlogGenWeb https://buff.ly/2v2Icss

  6. LaurentMonpouet

    Sur son blog, Stéphane Cosson nous propose sa réflexion au sujet de l’absence de sources dans les arbres en ligne : http://www.cosson-genealogieblog.fr/2017/08/19/la-genealogie-pourtant-ca-coule-de-sources/

  7. roussezau

    Personnellement je publie mes sources qui sont toujours vérifiées. Quand on utilise la publication de quelqu’un il faut prendre la précaution de vérifier chaque acte. Ainsi on évite les erreurs.

    1. LaurentM

      Merci pour ce rappel des bonnes pratiques. Effectivement, c’est une règle bénéfique pour tous.

  8. Quelques précisions sur ce qui est fait sur Geneanet :

    1/ A chaque fois que vous saisissez une information sur Geneanet si la source manque vous avez un warning orange … De même si vous envoyez un gedcom ou vous donne a la fin une “note” qui vous indique si votre arbre est bien sourcé. Voila pour la partie didactique (et ses deux points sont loin d’être compris par tous).

    2/ Vous possédez par ailleurs une fonction pour aller trouver l’acte sur le site d’archives sans effort (pour les sites proposant des liens pérenne). Vous pouvez même ajouter le lien ARK très simplement

    3/ Pour finir chaque résultat visible sur geneanet est trié par pertinence (en fonction de la richesse de l’info, la source – de première main – étant le premier indicateur).

    Ce n’est pas forcément encore assez, mais le premier rôle a jouer est aussi par le généalogiste !

    1. Laurent

      Merci Jérôme pour ces précisions sur ce que fait aujourd’hui Geneanet.
      Tu confirmes que l’indice Geneanet (les 5 étoiles) associé à un arbre dépend aussi des sources ?

      1. JEROME GALICHON

        Oui, l’indice dépend en grande partie des sources.

        1. LaurentMonpouet

          Merci Jérôme,
          C’est bien ce que je pensais me rappeler 😉

  9. JR Floquet

    Je ne publie pas mes sources pour deux raisons :
    – À cause du copiage.
    – Mes source parfois viennent de documents familiaux.

    1. Laurent

      Merci de ce commentaire.
      J’ai aussi dans ma généalogie des documents familiaux assez récents (pendant et après la 2eme guerre mondiale) que je ne publie pas sur le net et que je réserve à ma famille.
      C’est un sujet personnel/familial est chacun fait ce qu’il lui plaît, heureusement.
      En ce qui concerne le copiage, je ne suis pas certain que le fait de cacher vos sources empêche les autres personnes de copier vos fiches ? Mais c’est vous qui choisissez 😉
      Cordialement,
      Laurent

    2. Autant je souscris à ta seconde raison, les documents familiaux récents (20ème) n’ont pas a être publié (mais on peut faire un renvoi en mettant une source « familiale » qui invite à prendre contact, autant je ne pense pas que le fait de ne pas mettre les sources empêche le copiage (il faudrait déjà s’entendre par ce que l’on entend par copiage).
      Celui qui veut faire grimper son arbre très vite, en s’occupant uniquement de remplir les cases, ne se pose pas trop de question sur la source de l’information.

  10. Une question toute bête: quand tu indiques qu’une source est indiquée sur un événement d’un individu, est ce bien une vraie source, du type Archives du Cher, Côte, Registre, numéro de vue etc… ? Ou bien est ce une source comme je vois trop souvent qui serait : Source: Arbre Geneanet de Jean-Paul DURAND. Et quand tu vas sur l’arbre de Jean-Paul DURAND, tu as comme source: Arbre Geneanet de Michel MARTIN etc…

    1. Laurent

      Bonjour,
      À mon humble avis ( et je comprends que nous partageons cet avis 😉 ), un arbre Geneanet, Filae, MyHeritage, etc… n’est qu’une trace, une possibilité. Une source envoie vers un document, le plus souvent un registre. Donc en effet, il s’agit de noter par exemple ” Archives du Cher, Côte, Registre, numéro de vue”.
      Dans la vraie vie, il reste certainement sur mon arbre une petite dizaine de sources “Geneanet” qui date de mon époque insouciante. Je suis en cours de rectification 😉

      1. En tout cas, très bon article auquel j’adhère à 100%

    2. Philippe

      Pour (ab)user de références vers des arbres en ligne en lieu et place de “vraies” sources, je défendrais quand même cette pratique qui permet au moins quand la vérification – pas souvent faite sur le moment – s’avère infructueuse de reprendre contact avec la personne qui a fourni l’info (pour comprendre et potentiellement voir les erreurs se corriger).
      Dans la grande majorité des cas, quand la vérification est bonne, je complète alors la “référence” avec la source elle-même. Mais je garde une trace de celui grâce à qui j’ai progressé, quelle que soit la qualité de son travail, c’est pour moi aussi une forme de remerciement voire de reconnaissance …

      1. LaurentMonpouet

        Merci Philippe,
        Cela semble être une “bonne pratique”… je vais tester 😉
        Laurent

  11. Merci pour cet article qui rappelle un point essentiel. J’en profite pour rajouter ce chantier (renseigner mes sources) car je ne suis pas un exemple, notamment car je n’ai pas encore adopté une règle claire pour les noter, même si je suis persuadée de les noter. Encore 1 point à améliorer !

  12. dominique desdoits

    bonjour
    je viens de lire votre article très interressant, comme vous au début je noté pas les sources suites à des erreurs que je payent ,je me suis à chercher systématiquement les sources donc je reprends tout mon arbre ,n’étant douée en informatique je m’applique malgré tout à note les pages des BMSou autres ou je trouve le renseignement , et si c’est un livre ou autre je le note
    oui j’aimerai bien une simple et rapide de prendre les indications pour sourcer mes “trouvailles”
    dominique

    1. Laurent

      Merci Dominique,
      Je vais écrire plusieurs billets sur ce sujet, c’est certain 😉
      Laurent

  13. VERMEULEN

    Bonjour à tous
    J’ai fait exactement la même erreur surtout par le fait que les trouvailles au fil des visites des archives communale et départementales les sources ne sont pas évidentes hormis la page et le numéro de l acte, qui ne correspondent pas à la mise en en ligne

    1. Laurent

      En effet, écrire une source est l’une des plus grosses difficultés à surmonter.
      Pour écrire ce billet, j’ai essayé de trouver sur la toile et dans les livres de généalogie dont je dispose des règles ou standards sur ce sujet.
      Rien trouvé de bien probant mais je vais creuser…
      Laurent

      1. Voici ce que j’avais écrit sur le sujet des sources il y a déjà quelques années : https://darverne-et-darmorique.blogspot.fr/2013/10/la-gestion-des-sources-dans-ma.html

        Mais je pense revoir (un tout petit peu) ma façon de faire, tout en ayant en tête le standard Gedcom comme tu le signales qui décompose en trois niveaux:
        – Le dépôt d’Archives (les AD, une bibliothèque…)
        – Le registre, le livre
        – L’extrait du registre ou du livre (où se trouve l’acte que l’on recherche par exemple).

  14. Merci pour cet article clair et détaillé. Comme vous, je fais partie de ceux qui ont commencé sans indiquer les sources, et qui s’en mordent les doigts des années plus tard au moment de tout recontrôler pour compléter ! Parmi les raisons de ne pas sourcer sa généalogie, j’ai lu un jour l’explication d’une personne qui cachait volontairement les sources car elle les considérait comme la partie “travail personnel” de son arbre, qu’elle ne voulait pas partager ! En résumé : “si les autres veulent des sources, ils n’ont qu’à se retaper le travail de vérification”… Cette réaction m’a laissée perplexe, au moins autant que celle de ceux qui considèrent que “leurs” ancêtres n’ont pas à figurer sur l’arbre d’un autre.

    1. Laurent

      Merci pour ce commentaire.
      Je sais par expérience que cacher ses sources peut être une réaction au copiage, en effet… (pas seulement en France).
      Bon, entre ceux qui copient sans vérifier et ceux qui cachent des infos (ou introduisent volontairement des erreurs, si, si…) il y à la place pour une généalogie sérieuse et partageuse 😉
      Laurent

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