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Les archives de Ravensbrück en ligne

Nouveau : Les archives de Ravensbrück en ligne
Écrit par LaurentMonpouet

Les archives de Ravensbrück sont maintenant disponibles en ligne grâce au lancement du site “Witnessing genocide”.

Ravensbrück, situé au nord de Berlin, était un camp de concentration destiné principalement aux femmes et aux enfants. Entre 1939 et 1945, 130 000 prisonnières y seront détenues et on estime que seules 15 000 à 30 000 d’entre elles étaient encore vivantes à la fin de la guerre

Lancement du site “Witnessing genocide”

Le site “Witnessing genocide” est édité par la bibliothèque universitaire de Lund (Suède). Ce site, disponible en Suédois et en Anglais, présente des

  • témoignages,
  • photographies,
  • lettres dont certaines comportent des messages secrets,
  • listes de travail,
  • listes de transports,
  • peintures, dessins,
  • de nombreux autres documents.

Ce site est totalement gratuit.

Witnessing genocide

Visitez le site “Witnessing genocide”

Pour toute personne faisant des recherches sur Ravensbrück, c’est une nouvelle source inestimable.


Des livres de mémoire sur Ravensbrück :
Ravensbrück - Germaine Tillion,
Les Françaises à Ravensbrück - Collectif,
J'ai eu vingt ans à Ravensbrück : La victoire en pleurant - Béatrix Toulouse-Lautrec


Archives de Ravensbrück : Mon arrière-grand-mère dans une liste de transports

Mon arrière-grand-mère Charlotte Élisa Leprince (née Nollevaux), victime de la rafle de Loches (37) en juillet 1944, a été gazée à Ravensbrück en février 1945.
Vous comprenez aisément mon émotion en découvrant ces documents.

Bien entendu, le lancement du site datant de la semaine dernière, je n’ai pas encore exploré l’ensemble des documents. Mais, vous avez compris que je vais passer de nombreuses heures sur ce site.

En butinant parmi les collections puis en ciblant la rubrique “Liste de transports” qui me paraissait prometteuse, j’y ai découvert mon arrière-grand-mère.

Dans un document listant les transports pour l’année 1944, on trouve une énumérations des arrivées des trains et des personnes qui s’y trouvaient.

C’est ainsi que dans le sixième tome, aux pages 242 à 248 se trouve la liste des 218 prisonnières arrivées par le convoi du 4 septembre 1944. Mon arrière-grand-mère est notée à la page  244 au milieu de ses compagnes d’infortune.

Ravensbruck liste de transports

En parcourant les pages précédentes et suivantes, nous trouvons de nombreuses françaises et belges au milieu d’une multitude d’autres nationalités.

Bien évidement, je vais continuer mon exploration de ce site et espère trouver de nouveaux documents.

Ce nouveau site est tout simplement inestimable pour les familles qui de prêt ou de loin on été touchées par la déportation, plus spécifiquement à Ravensbrück.
Un site de commémoration et de témoignage, une ressource précieuse pour imaginer et comprendre ce voyage vers l’horreur que ces personnes ont vécu.

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9 commentaires

  • Bonjour, nous venons de retrouver une grande cousine qui a été déportée à Ravensbrück et qui a été libérée par la croix rouge suédoise en 1945, Madeleine Cozzi Kelein; Apparemment elle serait ensuite rentrée à Paris.
    Je recherche les listes des femmes revenues de suède à Paris en 1945 et tout élément pouvant permettre de la retrouver.
    Merci pour vos précieuses informations
    Claire Montgaillard

  • Louise Georgette MARJOU

    Commerçante à Ivry-sur-Seine, mention “Mort pour la France” : Résistante et déportée politique, après avoir passée dans les geôles du fort de Romainville, lieu de transit vers le camp de concentration de Ravensbrück (bloc 22) où elle a été immatriculée n°27214 Flossenburg et de Holleischen lieu de sa libération (nom germanisé pendant la guerre, en Tchèque: Holysov) du 3 février 1944 au 6 mai 1945 (16 mois avec 75% d’handicap), Ancien membre de la RIF : Soldat de 2e Cl. (Dossier n°GR 16 P 395023 – Résistance Intérieure Française – Homologué) son café a servi pour toutes les réunions de résistants.

    “Arrêtée le 10 octobre 1942 par la police française sous dénonciation à son domicile et condamnée par la Section Spéciale de la Cour d’Appel de Paris en date du 15 mai 1943 à 1 an de prison et 1200 f d’amende pour détention et distribution de 5300 tracts anti-allemand, libérée 05/05/1945 depuis Holleischen et rapatriée en camion et train le 26 mai 1945 est arrivée à l’Hôtel Lutetia”

  • dommage que vous ne citiez pas Béatrix de Toulouse Lautrec qui a écrit “la victoire en pleurant”

    • Bonjour;
      Merci de signaler cet ouvrage. Je ne l’ai pas encore lu, je vais m’empresser de me le procurer.
      Ce billet n’a pas pour objet de lister les personnes qui ont été déportées dans ce camp mais de mettre en avant l’existence de ce nouveau site.
      Par contre, je comprends que vous parlez certainement du commentaire ou j’indique deux livres sur le camps de Ravensbrück. Je vais modifier ce commentaire pour ajouter “La victoire en pleurant”.
      Cordialement,
      Laurent

  • Bonjour mon arrière-grand-mère etait dans ce camp et elle y a survecu…. aujourd’hui dcd je regrettes de ne pas avoir plus echangé sur ce sujet avec elle….

    • Bonjour Angélique,
      Merci pour ce message. Je comprends parfaitement vos regrets. J’ai moi même trop peu parlé avec mes grands parents.
      Si vous souhaitez en savoir plus sur le sujet, je vous conseille la lecture de ces livres :
      1) “Ravensbrück” de Germaine Tillion
      2) “Déportée à Ravensbrück” de Margarete Buber-Neumann
      3) “J’ai eu vingt ans à Ravensbrück : la victoire en pleurant” de Béatrix de Toulouse Lautrec
      Cordialement,
      Laurent

    • Bonjour Jean Luc,
      Je ne sais pas si un projet de ce type est en développement pour Dachau.
      Je vais faire quelques recherches et vous tiens informé si je trouve quelque chose.
      Cordialement,
      Laurent