C'est cette visite que je partage maintenant avec vous.
Comme vous le savez, je pratique chaque été le voyage généalogique : je profite des vacances pour visiter des lieux de vie de mes ancêtres, des centres d'archives éloignées de mon domicile ou rencontrer des cousins généalogiques.
L'été dernier, j'avais enfin eu le courage de visiter le camp de Ravensbrück, où mon arrière-grand-mère est morte, gazée.
Cette année, j'ai naturellement voulu rendre hommage à son mari, mon arrière-grand-père, lui aussi mort en déportation.
Contexte historique
Le camp de Neuengamme

Le camp de concentration de Neuengamme a été créé en 1938 à quelques kilomètres au sud-est de Hambourg.
Installé dans une ancienne briqueterie, il est très vite devenu le plus grand camp de concentration du nord-ouest de l’Allemagne, avec un réseau de plus de 85 camps annexes. Sa fonction principale était l’exploitation du travail forcé des prisonniers pour la production de briques et pour l’industrie de l’armement.
Jusqu’à sa libération par les troupes britanniques en mai 1945, Neuengamme a ainsi joué un rôle central dans l’économie de guerre nazie.
Plus de 100 000 personnes, venues de toute l’Europe, y ont été détenues entre 1938 et 1945. Elles ont subi la faim, la maladie, la violence systématique et des conditions de travail exténuantes. On estime qu’environ 42 900 d’entre elles sont mortes dans le camp principal, ses annexes et lors des marches d’évacuation.

Répartition des prisonniers par pays
Le site est aujourd’hui un lieu de mémoire, rappelant la souffrance des victimes et le devoir de transmission de leur histoire.

La déportation de mon arrière-grand-père, Albert Armand LEPRINCE
Mon arrière-grand-père, Albert Armand LEPRINCE a été capturé, ainsi que sa femme, Charlotte Élisa NOLLEVAUX , à leur domicile, le 27 juillet 1944 par la Gestapo pendant la rafle de Loches. Ils étaient tous deux mentionnés sur une liste de personnes dénoncées pour avoir un lien avec la résistance.

Mon arrière-grand-père, au sortir de la guerre 14-18, entouré de 2 de ses frères, Jules et Fernand, et, peut-être, de leur père à droite.
Fils de modestes cordonniers de Loches (37), Albert s'engage en 1899 comme simple soldat dans l'armée et se retrouve en 1914, comme toute la France, impliqué dans l'horreur de la Première Guerre mondiale. Conflit au cours duquel il se distingue en première ligne, est blessé 2 fois au visage puis à la main et sort avec le grade de Lieutenant. Il poursuit ensuite une carrière militaire avec diverses affectations en France et en Haute-Silésie.
Au moment de la rafle, en juillet 1944, il a 66 ans et est Capitaine à la retraite, Chef de bataillon de réserve. Il vit avec sa femme à Beaulieu-lès-loches, une commune adjacente à Loches.

Albert Armand LEPRINCE vers 1941.
Personne, dans ma famille, n'était certain des raisons de la présence de mes arrières-grand-parents sur cette fameuse liste de suspects à arrêter. Nous savions que leur dernier fils s'était engagé dans le maquis, ce que j'ai confirmé depuis grâce à plusieurs sources.
Mais c'est en recevant le dossier de résistant de mon ancêtre que j'ai pu en apprendre plus sur son implication (et celle de sa femme) au sein de la résistance locale. Ce qui explique la reconnaissance de 'Déportés résistants' qui leur sera accordée par décision ministérielle du 31/3/1954.
Comme beaucoup d'autres, ils ont tout simplement été dénoncés. On ne saura probablement jamais, avec certitude, par qui ni pourquoi...

Attestation pour l'obtention du titre "Déporté Résistant"
Arrivé début septembre 1944 au camp de Neuengamme, mon arrière-grand-père décède le 20 novembre 1944 d'une gastro-entérite (selon les documents retrouvés).
Sa femme, certainement à bout de force, est gazée le 15 février 1945, au camp de Ravensbrück.
Ma visite du mémorial de Neuengamme
L'arrivée à Neuengamme
Après une journée de route, je suis arrivé à Neuengamme en fin de soirée. Comme pour Ravensbrûck l'année dernière, la petite ville de Neuengamme m'a semblé charmante, verte et calme. Quel contraste avec l'horreur qui s'y est déroulée il y a seulement 80 ans.
Et, toujours comme pour Ravensbrück, à l'arrivée au camp, tôt le lendemain matin, le même sentiment de paix, de simplicité et de retenue m'a enveloppé. Une impression de se retrouver dans une bulle propice au recueillement.
Le parc mémoriel de Neuengamme
Comme je suis arrivé bien avant l'ouverture, j'ai commencé ma visite par le parc, ouvert à tous, qui regroupe les monuments, plaques et stèles, dispersés dans les allées d'un petit bois.
Quelques photos de ce parc mémoriel :
Ensuite, j'ai commencé la visite du camp proprement dit.
L'entrée du Mémorial est gratuite, mais les visiteurs peuvent faire des dons. Vous pouvez charger sur votre téléphone une App qui vous guidera, dans votre langue, à travers le camp.
Une fois cette App installée, écouteurs sur les oreilles, je me suis laissé guider pour 5 heures de visite.
Les baraquements
Le site est immense et reflète bien l'importance de sa production pour l'effort de guerre nazi.
Il se compose de plusieurs bâtiments ouverts aux visites et sur le côté droit, prêt de l'entrée, les visiteurs peuvent voir les très nombreux emplacements des baraquements où les prisonniers étaient entassés. (Le quotidien des prisonniers est présenté dans un bâtiment dédié.)
Un ensemble qui donne une idée glaçante du nombre de prisonniers qui se sont succédés dans ce camp.
Voici quelques photos de cette partie :
La briqueterie et les ateliers industriels
Dans plusieurs bâtiments, les expositions nous montrent le détail de l'organisation industrielle de ce camp.
La briqueterie en est l'élément principal avec toute l'infrastructure de fabrication, d'extraction et de transport de l'argile, par wagonnets et péniches.
De nombreux ateliers produisant des pièces pour l'armement sont aussi ouverts au public.
Il ne faut pas oublier de préciser que ce camp était le noyau central de 85 camps annexes et brigades (Kommandos) de production répartis autour de Hambourg.
Une organisation vraiment impressionnante basée sur l'esclave des prisonniers.
Les conditions de vie des prisonniers
Un grand bâtiment est dédié aux conditions de vie des prisonniers.
Après ma visite de Ravensbrück, l'été dernier, je savais à quoi m'attendre. Ici aussi, il s'agit d'exploiter de la main d'œuvre gratuite et renouvelable.
Journées interminables par tous les temps, manque de nourriture, de soins et de sommeil, brimades et violences gratuites, meurtres arbitraires : C'était le lot des prisonniers.
Le niveau d'éducation, le métier ou la constitution physique de quelques-uns pouvaient les servir pour obtenir des postes plus "vivables". Mais la plupart sont des esclaves sans valeur aux yeux des nazis.
Le nombre de prisonniers, donc de morts, grandissant, les nazis ont fait construire un four crématoire, fin 1944, dont il ne reste que les fondations.
La vie des gardes et commandants SS
Ensuite, un bâtiment renferme une exposition sur les gardes SS, leurs origines, l'histoire de quelques-uns, l'organisation hiérarchique et leurs conditions de vie.
Une partie à ne pas négliger pour essayer de comprendre l'Histoire et faire le parallèle avec notre présent si troublé.
Le centre de documentation et d'archives
Enfin, j'ai terminé par le centre de documentation et d'archives.
Même si je possède maintenant l'"acte de décès" de mon arrière-grand-père, récupéré grâce au service de la Croix-Rouge, il est bien évident que je souhaite savoir si d'autres documents, sur place, portent sa trace.

J'ai pu rencontrer une très gentille historienne / archiviste qui m'a guidé et à qui j'ai remis une demande de recherche. Cela doit prendre quelques mois.
De plus, cette personne va essayer de résoudre un mystère : mon ancêtre est officiellement décédé de gastro-entérite, mais l'adresse donnée sur l'acte n'est pas celle du camp de concentration, mais d'un petit hameau situé à quelques kilomètres.
Je m'y suis rendu et l'adresse correspond à une maison individuelle, trop récente pour donner une explication. Il va donc falloir essayer de comprendre à quoi correspondait cette adresse en novembre 1944.
Là aussi, soyons patient.
Conclusion
Je suis vraiment content de cette visite mémorielle, qui rend hommage à mon ancêtre, mais aussi à toutes les autres victimes.
Comme pour Ravensbrück, je me suis senti happé par l'histoire et l'atmosphère qui règne en ces lieux de mémoire. Je suis extrêmement reconnaissant envers toutes les organisations et personnes qui financent et donnent vie à ces mémoriaux, pour leur gentillesse et leur envie de partager et aider.
Rien ne remplace une expérience sur place pour s'imprégner de ces camps, de leurs histoires, de leurs organisations, de la vie d'esclave et de la mort des prisonniers.
J'ai d'ailleurs été plus qu'heureux de croiser de très nombreux lycéens allemands, polonais et néerlandais, venus par bus en voyage d'étude. Quelles belles initiatives pour aider nos adolescents à réfléchir par eux-mêmes en vivant l'Histoire.
Enfin, je dois dire que si j'aime toujours autant pratiquer la généalogie, c'est grâce à ce type d'activités, qui peuvent sembler hors sujet, au premier abord, mais qui donnent bien plus de compréhension de la vie de nos ancêtres à travers la grande Histoire.
J'aime particulièrement lire pour me documenter sur des sujets historiques et régionaux. Mais j'aime avant tout me déplacer, visiter les rues, les villages, les lieux-dits, les cimetières, les musées, pour "ressentir" mes racines familiales et essayer d'imaginer au plus près l'environnement de vie de mes aïeuls.
Vivement l'été prochain.












Bonjour
Merci pour cet article, que d ‘émotion moi aussi j y ai perdu mon AAG dans ce camp mais pour ma part je n ai retrouvé aucun document car il était dans un des bocks extérieurs au camp . J ai pu avoir des renseignements grâce à l amicale de Neuengamme . Pour ma part mon AAG est décédé sur la tragédie du Cap Arcana après avoir échappé aux marche de la Mort
Il est bon de raviver la mémoire de eux qui sont tombés dans ce camp de travail. Un membre de ma famille a subi ce sort, il s”agit de Jean Michel. Je vous livre ce que j’ai écrit sur ce sujet dans une chronique familiale : “” Il y eut cinq convois vers le camp de travail et de concentration de Neuengammen, Jean Michel fit partie du premier convoi au départ de Compiègne-Royallieu le 21 mai 1944 qui comprenait 2004 hommes recensés, le dernier convoi au camp de Neuengammen eut lieu le 24 mai 1945. A partir de 1942, les Kommandos extérieurs au nombre de 80, tous dépendants du camp de Neuengammen, ils vont fournir une main d’œuvre gratuite aux industriels allemands et permettre de répondre aux besoins de l’économie de guerre nazie. Les déportés affectés dans ces kommandos travaillent pour les industries d’armement, pour la production d’énergie, la fabrication de véhicules militaires, pour le déblaiement, la réparation de routes, des voies ferrées, à la reconstruction ou au déminage de bombes. Les quatre camps de concentration d’Alderney dans les îles Anglo-Normandes, dépendaient aussi du camp principal de Neuengamme, ils étaient chargés de construire les fortifications militaires de défense.
Le Kommando Drütte-Saltzgitter, fut le premier camp de travail forcé de Jean Michel, ce Kommando extérieur pour le camp de Sachsenhausen devint un camp autonome, sous la responsabilité des SS, kommando Konzentrationslager ou KL.
Le conglomérat des usines d’extraction du minerai de fer, la mine et la forge du Reich s’appelaient « Herman Göring Werke ». Plus de 3000 détenus de la France, du Pays-Bas, de la Pologne, de l’URSS et d’autres pays y travaillèrent. Dans les usines d’armement, étaient principalement fabriquées des munitions (bombes et obus) pour la Wehrmacht. Puis Jean Michel, fut incorporé dans le kommando Watenstedt qui travaillait pour les aciéries Stahlwerke Braunschweig à la fabrication de munitions. A partir du début avril 1945, le camp central est évacué, au cours des « marches de la mort », ces déplacements meurtriers vers des mouroirs ou vers la mer Baltique. Il n’y aura que très peu de survivants.
Né à Cherbourg le 20 octobre 1916, Jean Michel se distingue par ses résultats scolaires qui lui ouvrent les portes de l’école normale de Saint-Lô, où il en sort diplomé en 1937. Il ne cache pas ses opinions politiques et devient un militant actif au sein du groupe des Jeunesses communistes qui se constitue à Cherbourg, sous le vocable du « Front patriotique de la jeunesse ». Démobilisé, il est nommé instituteur et directeur de l’école des Rouges-Terres à La Glacerie à la rentrée de 1940 mais il n’y restera qu’un an. Avec le responsable du groupe Roger Anne, menuisier de 16 ans, Jean Houyvet employé à la S.N.C.F, René Lejeune, Gustave Jurczyszyn ouvrier maçon, Jean Michel contribue à la réorganisation clandestine des Jeunesses communistes, groupes de jeunes résistants, qui constitueront plus tard le Front patriotique de la jeunesse. En juillet 1941, il adhère au mouvement de résistance Front national, puis fait partie de l’OS (Organisation spéciale), qui préfigure les FTPF (Francs-tireurs et partisans français). Il est en liaison avec des instituteurs résistants (Martin de Gatteville, Louis Pinson de Brécey, Monnerie de Romagny, Blouet de Saint-Hilaire-du-Harcouet et Pierre Jurczyszyn). Il ne plaît pas aux autorités allemandes, ce qui lui vaut d’être muté d’office dans l’Orne à Saint-Aubin-de-Courteraie le 20 octobre 1941 où sa femme Suzanne le rejoint. Gustave Jurczyszyn responsable d’un groupe de résistants, constitue le dépôt d’armes appartenant au groupe de Cherbourg dans un garage innoccupé, (une source non documentée indique que le garage aurait été celui de la maison des parents de Jean Michel, ce qui semble incensé, au vu des risques encourus pour la famille entière). A la suite de l’arrestation de Gustave Jurczyszyn et de la découverte du dépôt d’armes, Jean Michel sera arrêté le 24 septembre 1942, bénéficiant du doute, il est d’abord interné au camp de Voves, où il ne modifie pas son attitude patriotique. Malgré de nombreuses pressions, il refuse à différentes reprises sa libération, conditionnée à l’acceptation de la politique de Pétain. Déporté à bord d’un train qui quitte Compiègne-Royallieu (Oise) le 21 mai 1944 à destination du camp de concentration de Neuengamme (Allemagne). Dans ce convoi, se trouvent 2 004 hommes dont les Manchois René Saas et Raymond Venara. À Neuengamme, dans un premier temps, il est intégré au kommando Drütte-Saltzgitter, installé près de Salzgitter au sud de Brunswick. Il y travaille pour les usines Hermann Göring à la production d’obus et de bombes. Par la suite, il fait partie du kommandi Watenstedt qui travaille pour les aciéries Stahlwerke Braunschweig à la fabrication de munitions. Il y décède le 18 février 1945. Mort pour la France.
Merci Alain pour ce texte, bel hommage pour ce membre de votre famille.
Bonjour
Mon grand père André Prevost a connu le même sort, arrêté par la gestapo le 14 avril 1944 à fargniers( devenu Tergnier) emmené à la prison de st Quentin 02, torturé et parti du camp de royal lieu en juillet 1944 à Neuengamme pour y mourir de mauvais traitements le 3 janvier 1945 ou 3 mars 1945, dénoncé par un agent double nommé ”gregor” comme terroriste,je suis allée à Caen et à Vincennes pour consulter son dossier mais je n’en sais pas plus, les SS ayant pris la précaution de brûler les archives…😔 C’est un camarade d’infortune instituteur qui a écrit à ma grand mère pour lui annoncer la mort de son mari avec moult détails sur la vie de ce camp mais un peu édulcoré pour lui épargner de la peine 😔
J’ai une photo de ma grand mère devant le mémorial de Neuengamme, tellement triste 😔
Merci beaucoup pour ce témoignage et l’évocation de votre grand-père.
Laurent
Merci pour cet article qui me rappelle une visite que j’avais faite à Neuengamme avec ma grand-mère maternelle et deux de ses enfants, mon oncle Luc et ma mère Josette. C’était en mai 1964, j’avais alors 12 ans.
Mon grand-père, Adrien MAFIOLY (16-03-1909 – 15-03-1945) adhère au Mouvement National de résistance en mai 1942. Il fait partie du 1er bataillon FTP Comtois – Cie La Marseillaise – Section Hoche de Jussey-Corre;
Le 11 novembre 1943 avec ses amis Charles RECH et Henri SEPTAN, ils hissent le drapeau français en haut du clocher de l’église de Cemboing (Haute-Saône), puis détruisent l’échelle en bois afin d’empêcher l’accès. Le drapeau flottera 2 jours en haut du clocher. Arrêté par les gendarmes de Jussey, il est emprisonné à Dijon.
Quelques mois plus tard, il est libéré.
Le 28 mars 1844, il est arrêté par la gendarmerie allemande, emprisonné et torturé à Jussey. Nous apprendrons plus tard qu’il avait été dénoncé avait ses camarades par une habitante de Jussey Mme W…R, originaire d’Alsace et qui sera condamnée à la Libération.
Il est transféré au camp de Compiègne-Royallieu (Oise) et rejoint le camp de Neuengamme le 4 juin 1944 avec 2 061 autres prisonniers. Il y arrive le 7 juin et portera, gravé sur son bras, le numéro 33 783.
Il est transféré vers le kommando de Watenstedt/leinde à Salzgitter qui travaille pour les aciéries Hermann GOERING, pour la fabrication d’armement.
Devant l’avancée des troupes alliées il décèdera le 15 mars 1945 lors d’une “marche de la mort”.
La fin de sa vie a été rapportée par M Louis VIDAL, compagnon de chambrée d’Adrien qui ayant survécu, viendra à Cemboing, rencontrée ma grand-mère et lui faire part de la mort de son mari.
Le 8 mai 2006, une rue de Cemboing, son village natal, porte désormais son nom.
Il existe un magnifique livre ” Neuengamme, camp de concentration nazi (1938-1945) ” par l’Amicale de Neuengamme.
Merci à Laurent MONTPOUET pour cet article qui me permet de rendre hommage à mon grand-père Adrien Marie Emile MAFIOLY.
J-Luc CROIZIER
Bonjour Jean-Luc et merci beaucoup d’évoquer ainsi votre grand-père.
Et merci de nous signaler ce livre que je vais essayer de me procurer.
Bon dimanche
Laurent
Merci pour cet article bien documenté et très émouvant. Il m’a donné une idée du lieu où est mort Arsène LAMBERT, un collatéral résistant, fin avril 1945.
Bonjour Françoise et merci pour votre commentaire.
Avez-vous recherché des traces de ce résistant sur des sites comme “Mémoire des hommes” : https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr ?
Bonne journée,
Laurent
Oui, j’ai trouvé pas mal de choses et un petit-fils d’Arsène a aussi fait des recherches sur son parcours et sa captivité, et trouvé des documents. C’est une famille admirable. Arsène LAMBERT était directeur d’école. Un hommage lui a été rendu, ainsi qu’à son fils Jean, également mort en déportation, dans une école de Châtellerault en mai dernier. Si je peux me permettre, voici le lien vers l’article que j’avais rédigé pour mon blog : https://laparentele.wordpress.com/2022/02/17/arsene-et-jean-lambert-resistants-et-deportes/
Merci beaucoup de nous partager ce bel article. J’en profite pour vous féliciter pour votre blog que j’adore lire.
Bon dimanche
Laurent
Bonjour
J’ai lu avec intérêt votre article.
Mon grand-père Marcel MOLLARD est également décédé à Neuengamme le 21/02/1945.
J’ai pu trouver sur internet son acte de décès qui ressemble à celui de votre arrière grand-père.
Comme votre arrière grand-père, il a été raflé ainsi que 17 autres de ses camarades le 22/04/1944 à Gergy (71) suite à une dénonciation.
D’autres avaient été emmenés par la gestapo quelques jours auparavant.
Seulement 9 reviendront.
20 ne reviendront pas.
Un monument rappelle cette triste période dans le village.
Bonjour Gilles et merci pour votre témoignage.
Il est bon de mentionner ces nombreuses rafles et le destin tragiques des résistants capturés (quand ils n’étaient pas tout simplement fusillés sur place). Leur souvenir doit guider nos pensées.
Merci pour cet article très intéressant et bien documenté. Le fait d’aller sur place ajoute en effet une profondeur aux recherches généalogiques proprement dites. Bravo pour l’avancement de vos investigations !
Bonjour Anne-Catherine et merci pour votre gentil commentaire et vos encouragements.