Depuis quelques années, dans les groupes et forums, les questions se multiplient à propos de l'intelligence artificielle appliquée à la généalogie. Honnêtement, les progrès de l'IA dans beaucoup de domaines sont bluffants, mais je reste tout de même prudent avec ces nouveautés. Alors quand Généatique 2026 est sorti, avec l'intégration de quatre fonctions basées sur l'IA, j'ai décidé de les tester sérieusement, pendant plusieurs mois et par la pratique, pour vous donner un avis concret.
Voici ce que Généatique 2026 et son intelligence artificielle changent vraiment à notre pratique généalogique quotidienne.
L'IA dans Généatique : deux ans de progression
Pour comprendre la place de l'IA dans Généatique aujourd'hui, un petit historique s'impose. Depuis 2020, le logiciel propose un module de transcription d'actes, mais il s'agissait jusqu'alors d'une aide à la transcription, ligne à ligne, que vous réalisiez vous-même. C'est avec la version 2025 que l'intelligence artificielle a fait son apparition, avec deux premières fonctions : la pré-transcription automatique des actes manuscrits et la rédaction assistée de notices documentaires.
La version 2026 a apporté deux nouvelles fonctions IA : la traduction automatique des actes rédigés en langue étrangère et la colorisation des photographies anciennes en noir et blanc.
Au total, ce sont donc quatre fonctions basées sur l'intelligence artificielle disponibles dans Généatique 2026.
Test des fonctions IA de Généatique
Ce sont donc ces 4 fonctions que je teste depuis plusieurs mois et que je vais maintenant détailler.
Fonction 1 — La transcription automatique d'un acte
Comment ça fonctionne
C'est la première et la plus avancée des fonctions IA de Généatique, introduite en 2025 et significativement améliorée en mars 2026. Le principe est simple : vous importez un acte scanné dans votre logiciel, sur la fiche d'un ancêtre et, à votre demande, Généatique en propose une pré-transcription automatique. L'IA analyse l'image et écrit le texte dans la zone de traitement du logiciel. Vous pouvez ensuite corriger, compléter ou affiner ce que l'IA a proposé.
Pour les généalogistes qui débutent, ce type de fonction est une aide indéniable. Pour les généalogistes confirmés en paléographie, c'est plutôt un gain de temps.
ATTENTION, n'attendez pas de miracle : Comme le communique intelligemment Généatique, il s'agit d'une pré-transcription qu'il vous faudra vérifier et compléter.

L'interface de Généatique pour la fonction transcription. Vous chargez l'image de l'acte puis vous en demandez la transcription. Après quelques secondes, le texte apparait dans la zone de saisie, au bas de l'écran. Vous pouvez corriger ou compléter le texte, si besoin, avant par exemple de le copier dans les notes de l'événement (ici un décès).
Mon test
1. Un acte récent (1925) et en bon état :
Commençons par le plus facile, l'acte de décès de mon ancêtre Alexis BODIN. Acte que j'ai photographié moi-même à la maire de St. Romain sur Cher (41). Un acte récent, donc, et une image de bonne qualité.

Voici le texte de la transcription générée :
Le vingt trois Mai mil neuf cent vingt-cinq à vingt-deux heures
est décédé en son domicile au lieu dit la Rimbertière
Alexis Bodin, sans profession, né le vingt huit
Janvier mil huit cent quarante deux, à Billy,
fils de feu Alexis Bodin, décédé, et de
Amélie Pauline Bourdillon, décédée, veuf de
Anne Madeline Sire.
Dressé le vingt quatre Mai mil neuf cent vingt-cinq,
à neuf heures, sur la déclaration de Alexis
Bodin, trente trois ans, cultivateur et de Louis
Bodin, quarante un ans, demeurant au Bourg de cette commune.
A. Bodin Lechevrel
qui, lecture faite, a signé avec Nous Lechevrel Adhémar, Maire
de Saint-Romain-sur-Cher, Officier de l'état civil.
Adhémar"
Analyse du résultat : Un bon résultat. 4 erreurs à noter, toutes les 4 concernent la transcription des noms de familles ou prénoms.
2. Un acte ancien (1674) et l'état moyen :
Enfin, testons un acte plus ancien copié sur un site d'archives départementales : L'acte de mariage, en 1674, du couple MAULPOIT François x ARCHAMBAULT Anne, mariés à Luzillé (37).
Un acte assez facile à lire pour un habitué, mais plus ardu pour un outil de transcription automatique.

Voici le texte de la transcription générée :
Le mesme Jour ont esté espouzez françoiz maulpoit
filz de feu henry maulpoit et michelle maveau ses pere et
mere et Anne Archambault fille de feu Adrien Archamba
et Jeanne Simon ses pere et mere tous deux de cette paroisse
qui ont declaré ne scavoir signer
I dangé ?? Cosson cure
Analyse du résultat : Ici aussi, un bon résultat. Quelques erreurs facilement détectables, mais un texte fidèle à l'image donnée.
Mon avis
Les plus
- Un gain de temps réel sur les actes lisibles (dans le but de copier le texte dans les notes de l'événement documenté par l'acte).
- L'amélioration de mars 2026 est plus que sensible : les actes anciens passent nettement mieux qu'avant.
- L'IA ne "remplace" pas votre lecture : elle vous donne un point de départ à corriger, ce qui est la bonne approche à mon sens.
- Très pédagogique pour les débutants : comparer sa propre tentative à la suggestion de l'IA aide à progresser rapidement.
Les moins
- Sur les actes anciens ou pour des documents abîmés ou mal photographiés, pas de miracle. Limites actuelles de l'outil...
Fonction 2 — La traduction des actes étrangers
Comment ça fonctionne
Nouveauté de Généatique 2026, cette fonction est le prolongement naturel de la transcription. Une fois un acte transcrit, que ce soit par l'IA ou manuellement par vos soins, vous pouvez demander à Généatique de le traduire en français. C'est une aide précieuse pour tous les généalogistes dont les branches familiales dépassent les frontières : actes en latin des registres paroissiaux, actes en allemand pour les ancêtres d'Alsace-Moselle, en néerlandais pour les branches belges flamandes, en italien, en polonais, etc.

L'interface de Généatique pour la fonction traduction. Après avoir transcrit le texte de l'acte (seul ou par l'IA) dans la langue d'origine, vous en demandez la traduction. Après quelques secondes, le texte apparait, en français ou en anglais, selon votre choix.
Mon test
Pour l'exemple, j'ai choisi l'acte de naissance de Joannes Baptista SUBDIAU, un ancêtre de mon épouse. Un acte en flamand qui date de 1822 et localisé à Vremde, tout près d'Anvers en Belgique.

Pour ce texte, comme mon niveau de flamand est plus que bas, j'ai demandé une transcription par IA puis une traduction. Voici le résultat :
En l'an mil huit cent vingt-deux, le mercredi onze
du mois de décembre à quatre heures de l'après-midi, devant nous Cornelius De Laet Bourgmestre et officier de l'état civil
de la commune de Vremdy, Canton de Wilryck, arrondissement et province d'Anvers, a comparu Josephus Gommarius Subdiau âgé de quarante
ans et dix mois, journalier de métier, domicilié à Vremde, le
qui nous a présenté un enfant de sexe masculin, né
aujourd'hui mercredi onze décembre à trois heures de l'après-midi, de lui déclarant et de Maria francisca Goolvaerts, native de Mortsel, son épouse,
et auquel il a déclaré vouloir donner les prénoms
de Joannes Baptista. Les déclarations et présen-
tations susmentionnées ont été faites en présence de Cornelius De Raedt âgé de trente et
un ans et cinq mois, agriculteur de métier, et d'Adrianus Beliens
âgé de vingt-cinq ans et six mois, secrétaire de cette commune, et tous deux
domiciliés à Vremde. Et le père et les témoins ont signé avec nous
le présent acte de naissance, après qu'il leur en a été
donné lecture. J G Subdiau
C De Raedt A Beliens C DeLaet
Secrétaire Bourg.
Analyse du résultat : Ici encore, un texte tout à fait compréhensible. Quelques petites erreurs (Certainement de transcription) facilement détectables, mais un texte fidèle à l'image donnée.
Mon opinion
Les plus
- Ouvre vraiment des portes pour les branches familiales hors de France, souvent délaissées faute de compétences linguistiques.
- Les formules juridiques et les tournures propres aux actes anciens sont généralement bien restituées.
- Le résultat est exploitable.
- J'ai testé le flamand, l'anglais, l'italien et le suédois... La fonction de traduction me semble très bien fonctionner. À vous de tester pour les autres langues.
Les moins
- Cette traduction ne remplace pas une vérification attentive, surtout pour un document juridique ou successorale. Si le texte est compliqué et si vous recherchez les détails, adressez-vous à une personne.
Fonction 3 — La colorisation des photos anciennes
Comment ça fonctionne
C'est sans doute la fonction qui provoque le plus d'émotion car elle donne du réalisme aux images de nos ancêtres. Généatique 2026 permet de coloriser automatiquement vos photographies, à partir du noir et blanc, grâce à l'IA. Le logiciel a été développé pour produire des couleurs douces et réalistes, en s'interdisant d'inventer ce qui n'existe pas : il ne comble pas les zones abîmées, n'efface pas les taches ni les plis de la photo originale.
Un point que j'apprécie particulièrement : la photo colorisée s'ajoute à côté de l'originale, sans jamais la remplacer. C'est vous qui choisissez laquelle afficher par défaut dans votre arbre. Important aussi, votre document d'origine reste intact.

L'interface de Généatique pour la fonction colorisation. Vous chosissez la photographie en noir et blanc, sur la fiche de votre ancêtre. Puis, vous lancez la colorisation et sauvegardez le resultat final.
Mon test
J'ai choisi de vous montrer le résultat sur une photo qui me tient particulièrement à cœur. Une photo de mon grand-père paternel, entouré de ses parents et de sa famille proche.

La photo d'origine en noir et blanc

... et la photo colorisée par l'IA de Généatique.
Mon avis
Les plus
- Le résultat peut être saisissant — certaines photos "prennent vie" de façon vraiment émouvante.
- Le rendu des carnations et des vêtements est généralement crédible. Une chose essentielle à mon gout, les couleurs restent naturelles.
- Conserver l'original intact est un choix que je considère comme juste et responsable.
Les moins
- Sur des photos très abîmées, sous-exposées ou au grain trop prononcé, le résultat peut être décevant.
- Les couleurs restent une interprétation de l'IA — il ne faut pas les présenter comme historiquement exactes à votre famille.
Fonction 4 — La rédaction de notices par l'IA
Comment ça fonctionne et ce que j'en pense
Moins spectaculaire que la colorisation, cette fonction est pourtant très utile. Dans Généatique, une "notice" est un texte que vous pouvez rattacher à une rubrique de votre arbre : le métier d'un ancêtre, l'étymologie d'un prénom, l'histoire d'un lieu, une période historique, etc.
Depuis la version 2025, l'IA rédige ces notices à votre place. Concrètement : vous enregistrez qu'un ancêtre était "taillandier" et Généatique génère automatiquement une notice expliquant ce métier disparu, sa définition, ses outils, sa place dans l'artisanat d'antan. Cette notice s'attache ensuite à toutes les fiches de personnes partageant cette même profession dans votre arbre généalogique. Ainsi, quand vous générez un livre familial, ces notices seront ajoutées en lien avec les ancêtres concernés.
Personnellement, je crée des notices pour les lieux de vie et les métiers particuliers de mes ancêtres. L'IA me donne l'ossature du texte, puis je complète par des images et des informations glanées par exemple sur Gallica.

L'interface de génération des notices sur Généatique.
Mon test
Voici, par exemple, la notice générée par l'IA pour le village de Châteauvieux (41).
Châteauvieux (41042) – Histoire locale au cœur du Centre-Val de Loire
Introduction :
Châteauvieux (code INSEE 41042), implantée dans le Loir-et-Cher au sein de la région Centre-Val de Loire, est une commune dont l'histoire se lit comme un palimpseste : traces d'anciens terroirs agricoles, organisation seigneuriale, vie paroissiale et évolution des paysages au fil des siècles. Pour les généalogistes, l'intérêt principal de Châteauvieux réside dans la continuité des sources locales (registres paroissiaux puis d'état civil), et dans la capacité à relier des familles aux structures sociales, aux voies de circulation et aux appartenances religieuses.
Un territoire façonné par l'agriculture et le réseau local :
Comme beaucoup de communes du Loir-et-Cher, Châteauvieux s'est développée autour d'un tissu de terres cultivées et d'exploitations familiales. Le paysage actuel résulte d'une longue histoire de mises en valeur : défrichements anciens, constitution de parcelles, haies et chemins creux, et aménagements progressifs pour relier les lieux-dits au bourg et aux hameaux. Pour la recherche généalogique, ces repères géographiques sont précieux : les noms de lieux-dits, les écarts et les distances entre fermes permettent de reconstituer les trajectoires des ancêtres et leurs modes de résidence.
Organisation seigneuriale et pouvoir de proximité :
À l'échelle de la paroisse et de la commune, l'histoire de Châteauvieux est aussi celle des hiérarchies de voisinage : détenteurs de droits, seigneuries locales, et influences exercées sur les biens, les rentes et la vie communautaire. Ces structures ont marqué durablement les archives : actes notariés, baux, ventes de terres, partages, obligations et procédures. Pour les généalogistes, l'enjeu consiste à identifier, lorsque cela est possible, à quel domaine, à quelle juridiction ou à quelle paroisse rattachaient les familles leurs occupations et leurs contrats.
La paroisse : matrice des identités (naissances, mariages, décès) :
La vie religieuse constitue un repère central. Avant la mise en place de l'état civil moderne, la paroisse enregistre les naissances, baptêmes, mariages et sépultures. Cette continuité offre un fil chronologique utile pour suivre des patronymes sur plusieurs générations. En généalogie, il faut aussi tenir compte de la façon dont la paroisse structure la communauté : affiliations, confréries éventuelles, pratiques de voisinage, et parfois mobilités intercommunes, lorsque des familles se marient ou s'installent dans des hameaux proches.
Mobilités, travaux et transformations du monde rural :
Entre les XVIIIe et XIXe siècles, les campagnes du Centre connaissent des mutations : évolution des modes d'exploitation, renégociation des terres, impacts des crises et des recompositions démographiques. Les familles de Châteauvieux peuvent refléter ces changements par les professions mentionnées dans les actes, les variations de taille des ménages, et les départs ou retours liés au travail agricole, à des activités complémentaires ou à l'émigration temporaire. Les périodes de conflit ont également pu laisser des traces indirectes : registres, mentions dans des documents administratifs, ou déplacements de familles.
Patrimoine bâti et mémoire des lieux :
Le patrimoine de Châteauvieux, même lorsqu'il est discret, contribue à l'histoire locale : vestiges d'anciens édifices ruraux, organisation du bourg, alignements et axes de circulation. Pour les chercheurs, ces éléments permettent d'interpréter les informations des archives (adresses, appartenances, voisinage) et de mieux contextualiser les événements familiaux. Associer archives et lecture du terrain aide à comprendre comment les familles occupaient l'espace communal.
Conclusion :
Châteauvieux, à la fois modeste et riche de continuités, se prête particulièrement à une approche historique et généalogique : le territoire explique les trajectoires, la paroisse organise les identités, et l'évolution des structures rurales éclaire les variations de destins. Pour progresser, il est recommandé de croiser les registres (naissances, mariages, décès), les documents notariés et les repères toponymiques, afin de reconstituer une histoire familiale ancrée dans le temps long de la commune.
Puis, toujours pour l'exemple, la notice générée par l'IA pour le métier de Voiturier par eau.
Voiturier par eau : au cœur des routes fluviales de l'histoire
Introduction :
Le métier de « voiturier par eau » renvoie à l'art de transporter des marchandises et des passagers par voies navigables, fluviales ou côtières. Dans l'histoire, ces professionnels ont joué un rôle déterminant dans l'approvisionnement des villes, l'essor des ports intérieurs et la circulation des nouvelles : leurs itinéraires relient la géographie économique aux grands moments politiques, comme les guerres, les périodes de commerce florissant ou les crises de ravitaillement.
Des hommes de navigation : savoir-faire et environnement :
Le voiturier par eau doit maîtriser la conduite des embarcations adaptées aux cours d'eau : chalands, barges, gabares ou petites unités côtières. Sur le plan pratique, il connaît la lecture des courants, des hauteurs d'eau, des bancs de sable et des difficultés de passage (biefs, seuils, écluses, bas-fonds). Historiquement, cette compétence était essentielle : avant la standardisation des chenaux et des infrastructures, la réussite dépendait d'une observation fine du fleuve, mais aussi de l'expérience transmise au sein des familles de bateliers.
Un métier du transport : marchandises, délais et réseaux :
Le transport par eau n'est pas seulement une question de déplacement : c'est un maillon logistique. Les voituriers transportaient des denrées (vin, sel, grains), des matériaux (bois, pierre), et des produits manufacturés selon les régions. Le métier s'inscrit dans des réseaux reliant ports et marchés : on suit des flux « amont-aval » (approvisionnement) et parfois « aval-amont » (retours de chargements). La planification des voyages est donc centrale, car la navigation dépend des saisons (crues, étiages) et des aléas météorologiques.
Rôle économique et structuration des territoires :
À l'échelle de l'histoire économique, le voiturier par eau contribue à la création de véritables corridors commerciaux. Les ports fluviaux deviennent des nœuds de distribution : ils attirent des marchands, des entrepôts, des artisans et occasionnellement des institutions (douanes, magasins, marchés). En reliant les campagnes productrices aux centres urbains, le métier participe à la formation de paysages : quais, cales, dépôts et voies d'accès terrestres se développent autour des points de chargement.
La géographie de la contrainte : obstacles, saisons et technologie :
Les routes fluviales imposent des limites : courants forts, variations de niveau, risques d'échouement, navigation de nuit plus délicate. Avant les progrès techniques, la traction se fait souvent par halage (cordes et chemins de rive), et les embarcations doivent être conçues pour passer sous des ponts ou entrer dans des ports étroits. Plus la maîtrise des contraintes est grande, plus le voiturier peut sécuriser les délais, donc la réputation commerciale.
Le métier au contact des événements historiques :
En temps de guerre ou de tension politique, les voies d'eau deviennent stratégiques : le transport de ravitaillement, l'acheminement du matériel et l'approvisionnement des villes assiégées dépendent de la capacité à naviguer. À l'inverse, les périodes de paix favorisent l'intensification du commerce et la spécialisation régionale. Les voituriers par eau, bien que généralement anonymes dans les sources, apparaissent indirectement dans les archives : contrats, registres de douane, documents de navigation, récits de trajet.
Traces généalogiques : comment repérer un ancêtre voiturier :
Pour un travail de généalogie, le métier laisse parfois des indices : métiers mentionnés dans les actes d'état civil, professions sur des actes notariés, listes liées aux compagnies de navigation, ou encore mentions dans des recensements selon les périodes. Les familles de bateliers ont souvent une implantation stable, près des rives. Le recours aux sources locales (archives municipales, paroissiales, fonds portuaires, archives départementales) permet de relier le nom à un territoire, puis à des trajets possibles.
Conclusion :
Le voiturier par eau est un métier-pivot de l'histoire : par sa maîtrise du fleuve, il transforme la géographie en économie et relie des régions entières au rythme des saisons. Entre logistique, savoir technique et ancrage local, ces acteurs façonnent durablement les paysages fluviaux et la mémoire collective, offrant aux généalogistes un terrain riche d'indices et de connexions historiques.
Mon avis
Pour
- Gain de temps précieux pour documenter les métiers anciens.
- La rédaction est claire, structurée, accessible.
- Une seule notice enrichit automatiquement des dizaines de fiches simultanément.
Contre
- Pas de miracle avec ces notices générées par IA, très génériques, très pauvre en détails. (Mais la bonne nouvelle est que l'on peut compléter et ajouter des images soi-même pour rendre ces notices plus riches et personnelles).
- Il faut toujours vérifier : l'IA peut parfois confondre des métiers aux appellations proches et/ou faire des erreurs.
Le système de crédits et les tarifs
Avant de passer au bilan, un point pratique important sur le fonctionnement économique de ces fonctions.
Les fonctions IA fonctionnent sur un système de crédits. Votre achat de Généatique 2026 inclut un pack de 900 crédits mensuels pendant 12 mois. Une transcription, une traduction, une rédaction de notice consomme quelques crédits. La colorisation d'une photo en consomme davantage.
Pour un généalogiste qui utilise ces fonctions de façon raisonnée, quelques actes par semaine, quelques photos de temps en temps, le pack inclus est très largement suffisant pour une année d'utilisation normale. Si vous avez un volume important d'actes à traiter, des crédits supplémentaires sont disponibles en abonnement sur le site de Généatique.
Voici les tarifs possibles (juin 2026) en fonction du nombre de crédits dont vous avez besoin. (ATTENTION, les prix indiqués sont mensuels) :

Le bilan
Après avoir testé ces quatre fonctions, mon bilan est clairement positif avec une nuance que je tiens à souligner : l'IA dans Généatique est un assistant, pas un remplaçant miracle. La transcription vous donne un point de départ à corriger. La traduction vous aide à comprendre, pas à certifier. La colorisation vous émeut, sans prétendre à l'exactitude historique. Les notices vous documentent, à condition de compléter et vérifier.
C'est précisément cette philosophie que j'approuve dans toutes mes utilisations de l'IA. Généatique ne cherche pas à remplacer notre travail de généalogiste, mais cherche plutôt le faciliter et à lever les blocages qui peuvent décourager. Sur cet objectif, le résultat est convaincant.
Maintenant, c'est à vous de voir si ces fonctions IA peuvent vous êtes utiles. Si vous utilisez déjà Généatique 2026, prenez le temps d'essayer ces fonctions.
Si vous utilisez une version précédente de Généatique, la mise à jour est peut-être à envisager.
Si vous cherchez un logiciel de généalogie français, Généatique est l'un des logiciels de généalogie de référence. Ces outils IA lui donnent maintenant des arguments supplémentaires quand vous ferez votre choix.
Comme vous le savez probablement, Généatique est proposé dans ma boutique, visitez sa fiche pour vous faire une idée.
Et vous ? Avez-vous déjà testé ces fonctions IA dans Généatique ou dans un autre logiciel de généalogie ? La transcription automatique vous a-t-elle aidé sur un acte difficile ? La colorisation vous a-t-elle réservé une surprise ? Témoignez dans la partie commentaires, vos retours d'expérience sont toujours très précieux pour les autres lecteurs.
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Bonsoir à tous, perso, je suis et reste déçus par les résultats de Généatique 2026 et l’IA maison et, ce par rapport par exemple à un site gratuit comme https://genebase.fr/transcrire et en fesant la transcription avec l’un et avec l’autre et il n’y a pas photo….
Bonjour Christophe et merci pour ce commentaire.
Je n’ai pas encore testé ce site mais c’est dans ma liste…
Bon dimanche.
Bonjour,
J’ai testé l’IA de Généatique 2026 également sur des actes en latin et en alsacien. Dans les deux cas c’est bluffant. Il faut bien entendu vérifier les noms, mais quel gain de temps !
Sur des actes en français plus ancien (début XVIIIe) parfois dégradés, c’est impressionnant.
J’ai fait aussi une ou deux photos anciennes, plutôt positif !
Bref, il me reste à tester les notices !
Merci Jean-Claude pour votre partage d’expérience.
La partie Notice est pour moi la moins aboutie… mais peut servir de base pour compléter ensuite.
Bon dimanche.
Bonjour Laurent, je retrouve plus ou prou les intégrations de l’IA dans MyHeritage que j’utilise directement ou indirectement :
– amélioration et colorisation des photos
– transcription, traduction, cadre historique, points principaux … des actes
– transcription et indexation d’une multitude de bases de données internationales
Ce dont je me sers moins :
– animation de photos
– vidéos à partir des données dans notre généalogie.
J’ai les mêmes remarques sur les différentes fonctions évoquées. Un petit truc, je copie les résultats de la transcription ou traduction dans Word pour bénéficier de la correction orthographique et grammaticale puis le résultat corrigé est copié dans ma généalogie. A noter que je dois avoir de l’ordre de 2.000 actes à transcrire. Je ne l’aurai jamais fait sans l’apport de SCRIBE AI et l’obtention du résultat en une minute.
Il pourrait être intéressant de faire la même analyse de l’IA dans MyHeritage et d’autres sites leader en France et à l’international.
Bonjour Max-Francis et merci pour ce partage.
J’ai bien prévu un test avec les outils IA de MyHeritage.
Bon dimanche
Une IA totalement intégrée au logiciel
Francois
J’utilise l’IA principalement pour la transcription des textes et la dernière version donne des résultats très satisfaisants. Il s’agit d’une pré-transcription et la vérification aide à progresser en lecture des actes anciens. Il faut quelquefois compléter par des recherches supplémentaires, vérifier des noms et des orthographes, mais quel gain de temps. Et puis cela évite de tout taper manuellement, juste corriger ou revoir la présentation (souvent les titres et entions marginales)
Un avantage que vous ne signalez pas est que la transcription IA est totalement intégrée dans généatique, de la capture d’image (qui est intégrée à la base de données), à la rédaction des notices, mais aussi pour compléter les fiches des personnes. On peut sans quitter l’écran renseigner les fiches des personnes citées dans les actes : parents, personnes citées… renseigner des noms, des dates et lieux de naissance, métiers etc… Cela demande un peu de pratique et un écran assez grand car il y a beaucoup de fenêtres côte à côte mais c’est vraiment un plus.
J’utilise Généatique depuis plusieurs années après avoir essayé d’autres logiciels gratuits ou du marché. C’est vraiment un outil impressionnant même si l’étendue de ses possibilités demande une sérieuse prise en main. Je suis un utilisateur de base et sans lien avec la société. Juste admiratif et satisfait. Il faut aussi savoir le dire.
Bonjour Denis et merci beaucoup de nous partager ces précisions et votre retour d’expérience.
Bon dimanche,
Laurent
Bonjour Mr Monpouet. Merci pour cette analyse, qui me semble pertinente et équilibrée. Savez vous où se trouve le moteur IA de ces fonctions de Généatique, qui me semblent assez performantes? Parce que je n’ai pas ce logiciel, or ces fonctions seraient peut être disponibles autrement.
Ou bien comptez vous faire des tests sur des outils similaires ailleurs?
J’ai essayé ChatGPT et COpilot il y a déjà quelques temps pour la transcription – traduction (du flamand) et , même en prenant des précautions dans le prompt pour limiter les hallucinations, le résultat n’était vraiment pas fiable.
Encore merci.
François
Ps: dans votre “Avis Contre” il y a une faute d’orthographe qui peut limiter la compréhension à la première lecture; ce n’est pas “soit même” mais “soi-même” , je pense?
Bonjour François et merci pour votre commentaire,
Je corrige tout de suite cette erreur d’inattention…
Pour ce qui est du moteur de recherche, je n’ai pas trouvé d’indication.
J’ai personnellement testé plusieurs outils IA pour la traduction et il me semble que la qualité est vraiment liée à la transcription.
Je passe donc un peu de temps à vérifier/corriger le résultat de la transcription avant de lancer l’étape traduction.
Bonne journée,
Laurent